Deuxième jour de frappes américaines sur l'Iran : Ormuz « fermé », le pétrole flambe encore
Les négociations sont bloquées, Trump a frappé une deuxième nuit d'affilée, l'Iran a répondu sur des bases dans la région. Voilà ce qui se passe maintenant.
Jeudi matin, 11 juin, et le fil d’actu est encore rouge. Les États-Unis ont frappé l’Iran pour la deuxième nuit consécutive - Trump a dit clairement que sans accord, ils recommenceront demain. L’Iran a répondu avec des missiles sur des bases américaines à Bahreïn, au Koweït et en Jordanie.
Le gros titre du jour, c’est Ormuz. L’Iran dit que le détroit est « complètement fermé » et que tout navire qui tente de passer sera attaqué. Les médias iraniens parlent de deux bateaux touchés. Washington, de son côté, affirme que les pétroliers commerciaux circulent toujours et que les navires de guerre américains n’ont pas été touchés.
Pour les gens normaux, ce n’est pas de la géopolitique abstraite. C’est la pompe à essence.
Le Brent dépasse 93 dollars le baril - plus d’un quart depuis le début de la guerre. Le Koweït a fermé son espace aérien, Kuwait Airways a annulé des vols. À Bahreïn, les sirènes ont retenti et on a demandé aux gens de se mettre à l’abri. La Jordanie a abattu cinq missiles iraniens.
Trump sur Fox News a donné des chiffres : 49 missiles Tomahawk sur des cibles en Iran, certains à 60 km de Téhéran. Le secrétaire à la Défense Hegseth, depuis le CENTCOM en Floride, a parlé de frappes qui « font avancer nos intérêts militaires et renforcent notre position diplomatique ». Ça sonne oxymore, mais c’est la ligne américaine du moment.
Les négociations semblent de nouveau bloquées. L’Iran ne lâche pas Ormuz. Les États-Unis bloquent les ports iraniens. La guerre dure depuis plus de trois mois - depuis fin février. Le fragile cessez-le-feu d’avril, c’est de l’histoire ancienne.
Côté politique, ça n’aide pas : l’essence monte, l’approbation de Trump baisse, les républicains stressent avant les midterms de novembre. Une guerre qu’une partie des électeurs n’a jamais voulue finit par frapper le portefeuille.
À surveiller :
- Ormuz est-il vraiment fermé ou surtout rhétorique - de ça dépend le prix de presque tout
- Les bases régionales vont-elles encore être visées ce soir
- Un vrai texte d’accord va-t-il arriver sur la table
Pour l’instant, la réponse aux trois, c’est « pas clair ». Le pétrole a déjà répondu.