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Monde

Trump annule une frappe « massive » contre l'Iran - négociations lundi, le pétrole chute fort

Le président dit que l'Iran et les alliés régionaux lui ont demandé d'attendre pour un accord sur Hormuz et le nucléaire. Téhéran dément. Brent perd environ 4.6% sur la nouvelle.

Par Rédaction News4You 6 min
Trump annule une frappe « massive » contre l'Iran - négociations lundi, le pétrole chute fort

Un post sur Truth Social. Et le marché du pétrole a retrouvé comment respirer.

Le président Donald Trump a dit avoir annulé ce qu’il décrivait comme un paquet de frappe « massif » contre l’Iran après que Téhéran et les alliés américains au Moyen-Orient lui auraient demandé de « patienter » - affirmant que les « périmètres » d’un accord étaient en place : rouvrir Hormuz complètement, mettre fin à la menace nucléaire iranienne. À bord de l’Air Force One dimanche, il a dit aux journalistes que les négociations commencent lundi après-midi. Pas de lieu. Pas de liste d’invités. Pas de deadline.

« On est prêts à agir quand on veut », a-t-il dit. « Je ne cherche pas à tuer des gens. »

La version de Téhéran ne colle pas

L’agence iranienne Mehr a qualifié de mensonge la ligne « ils nous ont demandé d’attendre ». Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi avait déjà dit que les pourparlers sur Hormuz médiés par Oman étaient « en bonne voie de finalisation ». Un porte-parole du ministère a présenté ces discussions comme un nouvel accord de routage - séparé de la question de savoir si le détroit est ouvert ou fermé. Brouillard classique. Deux capitales, deux scripts, un intérêt commun à ne pas mettre le Golfe en feu avant le déjeuner.

Trump a quand même vendu l’attaque annulée comme potentiellement la plus grande depuis la Seconde Guerre mondiale. Ce genre de phrase fait bouger diplomates et desks de futures.

Ce qu’a fait le marché

Lundi matin heure asiatique, Brent a perdu environ 4 $ le baril - soit -4.6% autour de 83,85 $. WTI également mol autour de 80,70 $. Après un juillet où le brut a grimpé de plus de 20% sur le risque de guerre et les frayeurs autour des pétroliers, les traders ont pris « frappe annulée + pourparlers demain » comme une permission de vendre la prime de peur.

Le shipping reste compliqué. UKMTO a enregistré plus d’incidents impliquant des pétroliers depuis samedi. Certains barils saoudiens continuent vers le nord via les routes de la mer Rouge. OPEC+ a approuvé une nouvelle modeste hausse de quotas pour septembre qui existe surtout sur le papier tant que les exportations du Golfe restent perturbées.

Le pronostic honnête

Les pourparlers de lundi, c’est un titre, pas un traité. S’ils bloquent, le paquet « massif » revient au menu et le pétrole se reprice en une heure. Si quelque chose de concret tombe sur les couloirs d’Hormuz, les pompes le sentent avant que les politiques finissent la conférence de presse.

Pour l’instant : avions en alerte, négociateurs à l’heure, et un baril qui vient de rendre une partie de la panique de juillet.

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