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Les États-Unis frappent l'Iran à nouveau - Ever Lovely touché à Hormuz, l'IRGC réplique

Six avions américains, quatre cibles près de Sirik. Trump a parlé de violation stupide. Puis Téhéran a répondu.

Par Rédaction News4You 5 min
Les États-Unis frappent l'Iran à nouveau - Ever Lovely touché à Hormuz, l'IRGC réplique

Le cessez-le-feu devait tenir 60 jours. Il a tenu une semaine.

Le 25 juin, un drone a frappé le pont supérieur du M/V Ever Lovely - un cargo singapourien qui quittait le Strait of Hormuz le long de la côte omanaise. Dégâts sur la passerelle. Aucun mort à bord. Le navire a continué sa route.

Donald Trump a qualifié cela de “foolish violation” de l’accord signé la semaine dernière par Washington et Téhéran. On lui a demandé la suite. Sa réponse : “You’ll find out.”

On l’a su vite.

Vendredi soir : les États-Unis frappent l’Iran

US Central Command a annoncé que six avions basés au sol ont frappé quatre cibles le 26 juin :

  • stockage de missiles près de Sirik
  • stockage de drones
  • radars côtiers
  • positions sur Qeshm Island

Le tout sur la côte sud de l’Iran, là où le trafic pétrolier mondial passe par un goulet d’étranglement de 33 kilomètres.

CENTCOM a posté sur X que les frappes étaient une “powerful response” à une “unwarranted aggression against commercial shipping.”

L’Iran a tiré au moins quatre drones d’attaque à usage unique sur des navires dans le détroit, a dit Trump. Les forces américaines en ont abattu trois. Un est passé.

C’était la première frappe américaine contre l’Iran depuis que les deux parties ont prolongé leur mémorandum d’entente - la fragile trêve censée mettre la guerre en pause.

Samedi : l’IRGC riposte

L’Iran n’a pas attendu longtemps.

Le 27 juin, le Islamic Revolutionary Guard Corps a annoncé avoir frappé plusieurs sites militaires américains dans le Golfe - au pluriel, pas une seule base.

Le ministère des Affaires étrangères de Téhéran a qualifié les frappes américaines de violation de la Charte de l’ONU et du MoU mettant fin à la guerre. L’Iran, a-t-il dit, avait tout droit de répondre.

L’IRGC n’a donné aucune liste de cibles. Pas de chiffres de victimes. Pas de photos. Juste le message : on nous frappe, on frappe en retour.

Bahreïn a accusé séparément l’Iran d’avoir lancé des drones contre le royaume samedi. L’Iran n’a pas confirmé.

Pourquoi Hormuz compte plus que les gros titres

Environ 20% du pétrole mondial passe par ce détroit. Quand des drones atterrissent sur des ponts de cargos, les primes d’assurance explosent. Les navires changent de route. Les marchés sursautent.

L’IRGC avait déjà dit que le transit ne se ferait que sur des routes approuvées par Téhéran - en gros, un péage avec des missiles.

UK Maritime Trade Operations a confirmé que l’Ever Lovely avait été touché sur le côté tribord par un projectile non identifié. L’IMO tentait d’évacuer des navires bloqués dans le Golfe. Cette opération est en pause.

Les pourparlers sur le programme nucléaire iranien sont toujours au calendrier pour les deux prochains mois. Si quelqu’un se présente maintenant, c’est une autre histoire.

La phrase qui revient sans cesse

L’accord d’après-guerre de Trump avec l’Iran a toujours été bancal - frappes, déclarations rageuses, puis silence.

Ce round est différent parce qu’il a commencé sur un navire marchand, pas une base militaire. Le trafic commercial est la cible. C’est comme ça qu’un conflit régional devient une histoire économique mondiale.

Vance avait évoqué un canal direct avec l’IRGC à Hormuz. Les médias iraniens ont appelé ça faux.

Autant pour la ligne directe.

La guerre n’a pas officiellement redémarré. Mais le cessez-le-feu ? Difficile de dire qu’il est encore vivant.

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