Google vous laisse décrire un jeu, puis y jouer
Playground, annoncé avec Unity, transforme une phrase en jeu navigateur via Gemini. USA seulement, 18 ans et plus, limites hebdo de tokens. Unity Spark doit rendre ces jouets moins jetables.
Le nouveau pitch de Google est presque impoli tellement il est petit. Tapez ce que vous voulez. Jouez-y dans le navigateur.
Ça s’appelle Playground, annoncé mercredi avec Unity. Une expérience, pas une boutique pour laquelle on démissionne. Vous décrivez un jeu en langage normal. Gemini, plus les modèles Nano Banana et Lyria de Google, construit un truc 2D ou 3D que vous continuez à modifier en lui parlant. Règles, physique, personnages. Vous glissez vos images et il essaie de coller au style. Une fois fini, vous le gardez privé, envoyez un lien, ou le mettez dans une galerie Explore avec classements et pseudo Play Games.
Pour l’instant, c’est réservé aux 18 ans et plus aux États-Unis. La génération mange des tokens hebdomadaires. Si vous en voulez plus, Google préférerait un forfait Google One AI. Les jeux publiés passent un filtre de sécurité, et les personnages des autres sont votre problème. La boîte n’a pas envie d’être l’endroit qui sort un Mario de contrefaçon parce que quelqu’un l’a tapé.
La partie qui peut compter au-delà de la démo, c’est Unity Spark, encore en test, bêta fermée prévue. Google dit que ça amène le runtime Unity, de vraies mécaniques et de la 3D plus sérieuse dans le même tuyau. Un prompt peut faire une première version avant le déjeuner. La rendre fun reste le vieux métier. Spark, c’est le pari que cette première version n’a pas à mourir en jouet de navigateur.
Roblox a déjà laissé les gens parler un jeu jusqu’à le faire exister cette année. La version de Google veut que l’étape d’après soit un vrai moteur, pas un tour de fête. Si les jeux sont bons, c’est le seul test qui compte, et personne n’y a assez joué pour le savoir.